*(qui regardent des documentaires à 21h sur France 2)
La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), c'est les espions français. Ceux qui opèrent hors de France pour protéger nos intérêts.
Siège : Boulevard Mortier, Paris. Façades grises, aucun panneau. Même le facteur ne sait pas ce qu'il livre.
Contrairement à ce qu'on imagine, on ne postule pas à la DGSE comme chez Décathlon. C'est eux qui viennent vous chercher.
Vous présentez vos travaux de thèse sur la géopolitique du Sahel. Un inconnu vous aborde. Il vous demande de prendre un café.
Des mois de sélection, de vérifications d'antécédents, de tests psychologiques. Ils savent que vous avez raté votre permis de conduire en 2011.
On vous crée une nouvelle vie. Vous êtes maintenant consultant en import-export. Vous avez une carte de visite, un LinkedIn, une boîte qui existe pour de vrai.
Vos collègues ne savent rien. Vos clients paient vraiment. Votre comptable fait vraiment de la comptabilité.
Avant d'entrer à la DGSE, ils étaient... des gens normaux :
Les exercices de contre-filature sont faits en situation réelle, dans le métro et les rues de Paris.
Les Parisiens ne remarquent rien. Les Parisiens ne remarquent jamais rien. C'est leur super-pouvoir involontaire.
Un régime utilise du gaz toxique sur sa population. La DGSE collecte des preuves : échantillons, témoignages, images satellite.
2007 : un attentat djihadiste en Mauritanie. La DGSE lance une traque de 15 ans. Quinze. Années.
Un agent clandestin jongle entre deux existences complètes simultanément :
Burn-out en vue ? La DGSE a sûrement un psychologue... dont vous ne saurez jamais le nom.
Parce que c'est stratégiquement intéressant pour eux. Ce n'est pas de la naïveté. C'est un coup de com' millimétré.
Ce n'est pas ce qu'ils font. C'est pourquoi et comment ils le font.
— Bernard Émié, ex-Directeur Général